Camper #SOSD : échauffement avant l’été

La mascotte Valentin (Photo SOSD)

En ce long week-end de l’Ascension, Marc et moi sommes allé camper sous tente en Forêt Noire, sans les enfants. Une bouffée d’oxygène, de dépaysement à une heure de Strasbourg et une bonne mise en jambe avant l’été, pendant lequel je serai loin de mes bases pendant quatre semaines, Marc trois semaines et les enfants quasiment tout l’été.

En camping, tri sélectif ok, compost pas ok

Comment s’organiser pour respecter nos engagements de ne pas jeter, ni acheter quoi que ce soit, même en camping ? D’abord, la majorité des campings en Allemagne, mais également en France, surtout quand on tape dans les trois-quatre étoiles, propose un minimum de tri sélectif des déchets papier-carton et verre.

Certains se lancent dans le compostage, mais peu. C’est une question à poser à la réservation. Il est probable que nous soyons obligés de jeter nos déchets fermentescibles à la poubelle dans l’un des deux campings où nous avons prévu de passer du temps en Bretagne (comme je l’ai fait à Paris), mais que nous puissions composter dans l’autre.

Emporter son matériel ZD pour faire les courses

En matière d’alimentation, emporter son matériel ZD pour faire les courses est une évidence : sacs en tissus de tailles et d’épaisseurs diverses, une ou deux boîtes en verre avec couvercle pour le fromage, la viande ou le poisson, trois ou quatre bocaux pour les restes ou les réserves (oléagineux, pâtes, riz, quinoa…), un grand panier, des boîtes d’œufs. Tout dépend bien sûr de vos habitudes alimentaires et de la taille de votre famille.

Objectif : ne pas être pris (trop souvent) au dépourvu. Repérer les marchés (emplacements, horaires, bio ou pas, producteurs ou revendeurs…) et éviter les magasins d’aires d’autoroute, les supermarchés, etc. Comme à la maison, un maître-mot : prévoir et faire les courses plusieurs fois par semaine.

Ce week-end, nous n’avions emporté que du pain, un couteau, une boîte en verre et un sac en tissu. Nous avons trouvé un petit étal de marché (pas bio, mais on n’a pas fait nos difficiles…) pour compléter. Invités à dîner dehors, nous avons confié nos courses au personnel du camping qui nous les a conservées au frais pendant la nuit. Si vous êtes en location ou en camping car, encore plus facile : on fait la popote et on emporte et stocke avec soi les ingrédients difficiles à trouver en vrac sur les lieux de vacances.

Nécessaire de soin et de toilette, à adapter à l’itinérance

Ensuite, il est important de prévoir son nécessaire de toilette, en l’adaptant à l’itinérance. Exemple : glisser vos savons et shampoings solides dans une boîte ou, à défaut (ce qui est notre cas), dans un gant de toilette. Privilégiez les produits polyvalents, quelques huiles essentielles, du gel d’aloé véra (brûlures, piqûres, coups de soleil, cheveux secs et salés…) et du déodorant coco-bicarbonate. Il va peut-être se liquéfier s’il fait très chaud, mais il fonctionne quand même !

Côté équipement, nous n’avons pas grand-chose : quatre assiettes et deux tasses en inox, des gobelets réutilisables, des chaises pliantes, une tente Quechua trois places, un petit réchaud et son mini Buta, deux lampes frontales (hyper important !!!), trois serviettes de toilette fines, quatre sacs de couchage et deux matelas auto-gonflants – jusqu’à présent, les enfants dormaient sur une couverture étendue dans la tente, en plus de leurs duvets. Nous manqueraient éventuellement une table pliante et une bassine, qu’on devrait réussir à emprunter cet été.

Vous me direz, on oublie toujours un truc quand on part et, encore plus vrai, c’est agréable de ne pas tout prévoir quand on prend le large. Certes, mais dans ce cas, quand on oublie quelque chose, on tache de s’en passer, pas de le racheter sur la première aire d’autoroute venue. Ne pas tout prévoir, laisser place à la spontanéité, même combat : il est alors important de s’adapter, en renonçant parfois à ce que l’on considère comme le minimum de confort. C’est affaire de personnalité et de vision des vacances.

J’ai oublié mon chargeur de téléphone ?

Exemples : j’ai oublié mon chargeur de téléphone ? Je le conserve éteint, surtout si quelqu’un d’autre dans la famille est équipé d’un portable. J’ai oublié mes lunettes de soleil ? Hum, c’est chaud. On a fait combien de kilomètres ? Parce que je ne vais pas pouvoir m’en passer (ma hantise). J’ai oublié de prendre de la lecture ? Impossible, c’est le premier truc que je prévois. Pas de tongs de plage ? On fera sans !

Sur ce sujet de l’itinérance, nous risquons de pas mal revenir. Car notre nouvelle mascotte Valentin – un don ! – n’est pas là par hasard : dans quelques semaines, notre voiture partira à la casse et sera remplacée par un engin dont on rêve éveillé, qui a donc déjà son petit animal poilu. A suivre (encore).

2 commentaires sur “2”

  1. Je viens de découvrir votre blog! Curieuse de connaître la suite…ici je commence d’abord pas un petit défi en arrêtant de surconsommer. Bonne route 😉

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