Celle qui ressortait sa boîte de couture

La boîte de couture (Photo MH / SOSD)

J’ai longtemps cru être juste une intello, de celles qui ne savent rien faire de leurs 10 doigts. Et puis, j’ai appris à tricoter, j’ai un peu bricolé sur la machine à coudre que ma mère m’a offerte il y a quelques années, et sors ma boîte de couture deux ou trois fois par an, pas beaucoup plus, pour repriser un pull ou recoudre un bouton. Or, depuis quelques semaines, cette boîte a repris du service en mode intensif, rythme qui risque encore de s’accélérer dans les mois qui viennent !

Les chaussettes, à traiter avec respect

D’abord, ça a été un trou dans l’un de mes chaussons en laine. Chaussons Guiesswein réputés increvables, mais qui, après 2 ans de service à mi-temps, sont déjà dans un état que d’aucun qualifierait d’usé. Puis, ça a été un second trou dans une chaussette de Marc. Là, l’honnêteté m’oblige à révéler qu’habituellement, cette chaussette aurait finie illico dans la boîte à cirages. Mais, défi sans achat aidant, elle a gagné une seconde vie avec un bout de fil noir.

En y réfléchissant, je me rend compte que les chaussettes sont le parent pauvre de nos penderies. Nous achetons une ou deux paires de chaussettes Labonal par an (de 5 à 20€ la paire, mais résistantes et produites en Alsace), mais le reste vient quasi-excluivement de chez H&M. Là, les chaussettes en coton coûtent un ou deux euros la paire, vendues par cinq. De quoi tenir un an voire deux, avant de servir de chiffon à chaussures puis de partir à la poubelle (une fois pleine de cirage, je ne les mets pas au tri textile…).

Certes, je les plie consciencieusement à la façon de Marie Kondo, les traite avec un peu plus de respect que par le passé, mais globalement, je ne les aime pas et je ne les reprise pas. Et bien, ça change aujourd’hui. Marrez-vous, mais les chaussettes de la maison ont encore gagné en respectabilité avec le défi SOSD.

Le déchet se cache dans les détails…

Enfin, il y a les kimonos des enfants. Le pantalon de celui de Simon étant 10 centimètres trop long, il a fallu faire les ourlets. Du temps de cerveau semi-disponible pour écouter une excellente conférence de Philippe Bihouix sur les « basses technologies », en écho à son livre tout aussi édifiant sur les « low tech », lu à sa sortie. Mais bref, du temps quand même. Que je relativise en faisant un parallèle avec l’énergie, l’argent et les heures que m’aurait demandés le(s) déplacement(s) en ville ou en périphérie pour l’achat des remplaçants potentiels de ces produits…

Et puis, au passage, j’en ai profité pour nettoyer et ranger ma boîte de couture, expédiant les petits bouts de fils qui trainaient au compost, et les mini-emballages en plastique des boutons de rechange dans ma poubelle résiduelle. Oui, le déchet se cache aussi dans les replis d’un gilet ou d’un manteau neufs, même si ceux-ci sont glissés dans un sac ou un cabas personnel… Reste l’achat d’occasion… et, pour le moment, les travaux d’aiguille.

Un trou dans le chausson (Photo MH / SOSD)

1 commentaire sur “1”

  1. J’ai toujours adorer repriser, les chaussette en particulier. Je voudrais tellement apprendre à refiler les bas….. en plus c’est un moment particulier de détente… une relaxation… je comprend que tu ais aimé….

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