Désencombrement : donner, vendre ou offrir ses livres

Nos bibliothèques (Photo SOSD)

On peut dire que nous sommes une famille de gros lecteurs. Chaque membre de la famille a sa façon de concevoir et d’apprécier les livres, de les lire, de les feuilleter, de les reprendre, de s’y référer. J’y trouve un puits sans fond de savoir et de réflexion, Marc est passionné d’histoire et de polars, Alice avale les romans jeunesse d’héroïque-fantaisy (mais pas que) et Simon apprécie les BD, les documentaires sur les animaux et les très belles illustrations…

Mouvement de désencombrement de notre intérieur

Jusqu’à l’année dernière, avant de nous lancer dans le SOSD, nous passions très régulièrement dans les librairies pour charger toujours plus nos bibliothèques. Et ce, malgré le mouvement de désencombrement de notre intérieur entamé il y a déjà plusieurs années. Un désencombrement dont je suis passée maîtresse, au point d’en faire l’une de mes activités professionnelle ! Il n’empêche, les cordonniers étant souvent les plus mal chaussés, l’objectif de créer un « panthéon » de nos livres favoris (entre zéro et 30 ouvrages en tout et pour tout) à la façon Marie Kondo n’a jamais été simple par chez nous.

C’est ainsi que début septembre dernier, après avoir réduit de 80 à 90% le nombre des livres stockés dans notre appartement entre 2014 et 2017, nous avons arrêté tout achat de livres – excepté deux ouvrages par mois pour ma formation, une largesse personnelle sur laquelle je reviens plus loin. Nous avons commencé à fréquenter beaucoup plus assidument les bibliothèques, en goûtant leur infinie richesse à Strasbourg et alentours.

Se séparer de tout ce qui n’est pas lu

Ce qui ne m’a pas empêchée et ne m’empêche toujours pas, de temps à autre, de continuer à désencombrer (truc de dingue !). Objectif : se séparer de tout ce qui n’est pas lu après des mois, voire des années de stockage, de ce qui est lu mais ne le sera pas une seconde fois, ce qui a été moyennement apprécié, voire pas terminé, etc. Et supprimer les doubles rayonnages (deux épaisseurs de livres sur une même étagère) et vider les vieilles Billy Ikea pour pouvoir s’en séparer – je touche au but – et savoir enfin quels livres nous chérissons vraiment et lesquels nous sont utiles.

Où vont donc ces livres devenus indésirables sur nos étagères ? Pendant quelques années, je les ai offerts à des amis, à l’occasion d’un anniversaire, d’un Noël ou d’une invitation. C’était une façon élégante de faire tourner un ouvrage intéressant, une BD quasi-neuve, un bon roman. Une façon aussi de se déculpabiliser à chaque passage à la librairie. Parallèlement, j’ai toujours vendu mes livres : mes Fantômette (Bibliothèque rose) à 16 ans chez Gibert Jeune (50 centimes… de franc !) à Paris, mes poches classiques, mes livres d’histoire ou d’actualités il y a 10-15 ans au Marché du livre, à la Krutenau (à Strasbourg), ou mes BD depuis des années chez Farfafouilles, où elles sont généralement appréciées à leur juste valeur.

Tomber sur l’un de nos livres dans les rayonnages de la bibliothèque de quartier

J’ai également toujours donné. D’abord dans la boîte à livres de la Krutenau ou en bookcrossing, chez Emmaüs ensuite, surtout à l’emménagement de Marc et de ses montagnes de cartons de livres…, à la médiathèque de notre quartier enfin. C’est là que je dépose mes dons en priorité depuis deux-trois ans. Avec une très belle consolation, celle de tomber régulièrement sur l’un d’entre eux dans les rayonnages et de savoir qu’ils sont lus de temps à autre. Bien plus que s’ils restaient à prendre la poussière chez nous.

En théorie, le stock ne devrait faire que baisser cette année. C’est sans compter la propension du livre à s’incruster là où il se sent aimé. Des amis nous en prêtent ou nous en donnent – merci à eux ! -, d’autres en offrent aux enfants et, je l’avoue, j’ai abusé certains mois de mon exception de « formation ». Alors que les six premiers mois, je m’en suis tenue aux deux livres mensuels annoncés (commandés dans ma librairie de quartier, La Parenthèse), je suis montée à quatre, voire cinq ou six livres au début du printemps, achetés d’occasion chez Gibert Jeune – mais quand même. Deux conséquences : j’en mets en vente auprès de mes camarades une fois par mois minimum et les quatre derniers mois SOSD seront sans nouveaux livres aucun.

Et vous, des difficultés à vous séparer de vos livres ?

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