[Episode 2] Vaisselle cassée, vaisselle foutue…

Premier verre cassé ! (Photo MH / SOSD)

“Trop, c’est trop ! Le minimalisme poussé au point de demander à ses amis d’apporter leurs couverts à dîner, c’est exagéré !”… A la lecture de l’une ou l’autre réaction à mon billet sur le fameux verre cassé, j’ai bien vu quelques paires d’yeux se lever au ciel : c’est n’importe quoi, ce radicalisme ! Ces réactions sont compréhensibles et, à la relecture de mon billet, je me rends compte des raccourcis qu’il a pris que je voudrais ici corriger.

Dans notre esprit, le minimalisme, c’est ne se doter que des affaires dont on a besoin le plus couramment, en évitant d’acheter trop et de stocker des choses pour des circonstances exceptionnelles. C’est ce que nous avons fait avec notre vaisselle, dont le stock nous permet de bien cuisiner et manger quotidiennement, au rythme de nos quatre bouches à nourrir. De fait, nous en avons un peu plus que ce nombre pour pouvoir accueillir quelques amis en apéro ou à manger, sans trop de gêne. Pour les plus grandes occasions, somme toute assez rares, il nous faut trouver des solutions, qui, grosso modo, se résument à “emprunter” la vaisselle des autres.

Maximalisme de l’espace vital

Donc, message pour nos amis : rassurez-vous, on ne va pas vous demander d’apporter vos assiettes et couverts, on trouvera toujours des solutions. Mais il est inconcevable pour nous de réserver de la place dans un buffet à des piles d’assiettes et de plats et des grappes de couverts et des pyramides de verres, qu’on ne sortirait qu’une ou deux fois par an. Le minimalisme des objets, c’est le maximalisme de l’espace vital, désencombré et apaisé.

En temps normal, je l’ai écrit, ce verre cassé aurait été remplacé assez rapidement. Mais nous nous sommes engagés jusqu’à fin août 2018 a n’acheter AUCUN objet, y compris les objets du quotidien dont certains seront inévitablement brisés ou perdus (qu’en sera-t-il d’un téléphone portage ou d’un ordinateur…!). Croisez donc minimalisme et défi SOSD et vous comprendrez que ce verre cassé n’est plus aussi anodin que cela.

L’idée fait son chemin, que la réduction des déchets devra passer par le développement de systèmes de partage des objets du quotidien (vaisselle de fête, outillage, électroménager, etc.) pour casser cet engrenage infernal Achat individuel – Stockage individuel – Déchet collectif, qui fait déborder nos poubelles. Autant expérimenter cette idée concrètement, à l’occasion de notre année SOSD, c’est ce que nous essayons de faire.

[Et merci à ceux qui nous ont aidé à élucider le mystère des verres qui ne vont pas dans la benne à verre !]

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