Et au boulot, c’est comment ?

Gourdes et gamelles (Photo MH / SOSD)

Comment un défi personnel comme le nôtre est-il compatible avec le travail et les conditions qui s’y imposent à nous ? Après un mois de défi SOSD, ma réponse à cette question est mitigée. Je précise d’emblée que mon travail est un emploi de bureau, ce qui me rend somme toute assez peu producteur de déchets. J’arrive donc assez facilement à respecter les engagements de notre charte SOSD sur mon lieu de travail.

Venir avec sa petite serviette perso

Il faut quand même rester vigilant : ne pas utiliser les essuie-mains en papier dans les sanitaires, ça signifie venir avec sa petite serviette en éponge perso. Mais je l’oublie le plus souvent dans mon bureau avant d’aller aux toilettes, ce qui fait que je me retrouve à me  balader les mains mouillées dans les couloirs, en espérant ne pas avoir à saluer quelqu’un…

Plus simple : venir avec sa gamelle en inox pour déjeuner, se servir d’un verre ou d’un mug pour boire son eau du robinet (bientôt une fontaine à eau).

Dans d’autres occasions, heureusement plus rares, la vigilance doit rester de tous les instants. On a vite fait d’accepter un petit café et sa… dosette, heureusement mise de côté pour le compost d’un collègue. Et puis, hop, la petite serviette en papier pour goûter à la merveilleuse tarte au citron qu’une collègue experte apporte en réunion d’équipe : « Non merci ! Je vais la prendre dans la main… », pratique pour prendre des notes…

Compliqué : le pot de départ d’une collègue

Là où c’est carrément plus compliqué, c’est dans les occasions où on n’est pas maître des choses. Par exemple, le pot de départ d’une collègue (heureusement, depuis le début du défi, il n’y en a eu qu’un et la collègue en question avait mis un point d’honneur à réduire ses déchets le plus possible). Ou bien les réceptions et autres joyeusetés confiées à des traiteurs. Idem pour les fournitures de bureau (mon Bic vide, j’en fais quoi ?), les multiples plastiques bureautiques qu’on croise à longueur de journée, sans oublier la masse de papier que la dématérialisation administrative semble incapable de réduire.

Et bien sûr, il y a les déchets dont on n’est pas responsable et qui nous sont imposés. Exemple le plus simple : les documents qu’on reçoit sous blister plastique, qui ne peuvent qu’aller dans le bac bleu… J’aurai l’occasion de revenir, dans un prochain billet, sur cette question de la responsabilité de nos déchets, qui me taraude de plus en plus, après un mois de SOSD.

M. Zéro déchet à Illkirch, c’est moi

Je finis en précisant que mon job, c’est d’animer la mise en œuvre d’une démarche zéro déchet dans les services de la Ville d’Illkirch-Graffenstaden. En clair, le M. Zéro déchet, qui embête tout le monde avec sa chasse aux déchets, c’est moi. Du coup, je ne peux évidemment pas me permettre le moindre écart, ça aide. Il faut montrer l’exemple et démontrer que le zéro déchet au boulot, c’est possible. Ben oui, c’est possible.

Du coup, j’essaie de faire partager les choses aux collègues, soit petit à petit, soit par de petits outils comme ce quizz auquel je propose de vous soumettre : engagez-vous !

https://docs.google.com/forms/d/1ImbD3NB6uvi5F_k1yWiUyrYaDdYmSk_sc4bVKeMf4uw/edit

Et pour vous, le zéro déchet au boulot, c’est comment ?

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