Europapark, sushis, épilation : pourquoi on a assoupli le #ZD à l’extérieur

Europapark – avril 2018 (Photo SOSD)

« Maman, c’est le meilleur cadeau que j’ai reçu de toute ma vie ! » Alice rayonnante, à Europapark le week-end dernier. C’était leur cadeau-expérience offert à Noël, à l’occasion de cette année #SOSD un peu particulière.

Donner mes sous à Europapark ? Depuis quelques temps et des demandes répétées de la part des enfants (dont les copains d’école y vont, selon eux, chaque été…), j’avais botté en touche, par principe contre les parcs d’attractions, totalement anti-écolos, temples des loisirs payants énergivores, de la malbouffe et des sensations fortes artificielles.

Remballant la théorie cet hiver, j’avais craqué et leur avait proposé cette journée tant réclamée, en lieu et place des Lego, livres ou jouets, glissés habituellement dans leur hotte du 25 décembre.

Emballages de sandwichs en carton

Une réussite. On a apprécié tous les quatre cet excellent moment passé ensemble et validé l’adage : « Plus c’est rare, meilleur c’est ». On s’est régalé dans les manèges, on a ri, hurlé et… craqué sur quelques sandwichs aux harengs (scandinaves), une assiette grecque et une autre de frites, dans les « quartiers » correspondants, malgré les légumes et les fruits apportés avec nous. Le tout vendu pour partie dans des emballages en carton qui, pour les moins souillés d’entre eux, sont rentrés avec nous à Strasbourg, direction la poubelle de tri.

Là n’est pas, néanmoins, la pire des entorses récentes à nos engagements SOSD. C’est le surlendemain que nous avons officiellement buggé : invités à l’inauguration d’un restaurant de sushis ouverts par des copains du quartier, nous avons profité du buffet où tout, je dis bien chaque bouchée, générait un déchet individuel : cuillère à dégustation en plastique, assiettes en carton, verrines, mini-saucières, mini-bols ou piques à sushis jetables… Seuls les verres étaient en verre. Et nous n’avons pas boudé notre plaisir, oubliant tous nos évitements habituels. C’était ça, ou se contenter d’une boisson. On a choisi nos estomacs.

Après des mois de laisser-aller pileux…

Le lendemain, dernier écart en date, après des mois de laisser-aller pileux, j’ai passé la porte d’un salon d’esthétique, sachant fort bien à quoi je m’exposais. Bilan : des bandes et des paquets de cire durcie, ainsi qu’un papier recouvrant la table, direction la poubelle (avec mes poils, du talc et de l’huile pour assaisonner le tout). Ok, ça n’est pas allé dans notre poubelle, mais ces déchets, comme les précédents, rentrent clairement dans notre poubelle annuelle virtuelle (comme celle du jardin).

C’est là toute la difficulté de notre projet sur le long terme. Ne pas baisser sa garde, toujours anticiper et « tenir », même dans des situations sociales où cela ne nous amuse pas du tout de nous restreindre… Ou accepter quelques entorses à l’extérieur. En restant vigilants et honnêtes intellectuellement, c’est probablement vers la seconde option que nous nous dirigeons, à un peu plus de quatre mois de la fin de notre défi. Taper ou pas taper ?

3 commentaires sur “3”

  1. Je trouve ca plutôt rassurant 🙂 et plutôt humain. Bravo de tenir et de trouver le juste milieu. Pour l’émulation, rien de plus top qu’un épilateur électrique. Je crois que le mien avoisine les 30 ans 🙂

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