Fournitures scolaires : comment je limite les dégâts

Déchets plastique : merci l’Education nationale (Photo SOSD)

Petite routine bien rodée depuis quelques années : dès la sortie des classes, exit les cahiers usagés, tri des fournitures encore opérationnelles et achats de ce qui manque en suivant les listes délivrées en fin d’année scolaire par les instits de l’année suivante. Une habitude qui permet d’avoir l’esprit tranquille jusqu’à la rentrée et de profiter des vacances !

Des cahiers avec couverture plastique, achetés par la Ville de Strasbourg

Alice n’est pas conservatrice et ne garde généralement qu’un ou deux cahiers « souvenirs » par année sur la dizaine qu’elle ramène à la maison, son frère étant beaucoup plus attaché à ses affaires de classe. Du coup, dans la fameuse poubelle joker, s’entassent désormais la majorité des couvertures plastifiées des cahiers d’Alice, couvertures intégrées aux cahiers, commandés par les maîtresses et achetés par la Ville de Strasbourg (en contradiction flagrante avec la politique #ZD menée par l’Eurométropole…).

A ces multiples couvertures s’ajoutent des feutres d’ardoise blanche (et l’ardoise d’Alice, utilisées trois ou quatre années de suite…!), des marqueurs et feutres de couleur usagés, l’un ou l’autre tube de colle ou effaceurs d’encre de stylos à plume… Gisent au fond de la poubelle des exemplaires de mêmes types déposés là pendant l’année, en tout un peu moins de dix litres de déchets exigés par le système scolaire. J’estime que l’année en a généré le double, en comptant ce que Simon a conservé et les items jetés par inadvertance dans la poubelle de la salle de classe ou dans celle de « chez papa ».

Privilégier le carton au plastique, les crayons aux feutres

Et pourtant ! Pourtant, je suis extrêmement attentive aux quantités de fournitures achetées et utilisées, les enfants sont très économes et attentifs à leurs affaires, leur père et moi ne rachetons quasiment rien pendant l’année. Je privilégie autant que faire se peut le carton au plastique, pour les pochettes à rabats ou les classeurs et autres intercalaires. Mieux, Alice a proposé de renouveler son ardoise de façon originale : elle a choisi de braver l’intitulé « ardoise blanche » sur sa liste de fournitures et de lui préférer une version en… ardoise, avec des craies. Espérons que cette option agrée son nouveau maître.

Fournitures 2018, dégâts limités (Photo SOSD)

Cet après-midi, nous avons effectué notre virée annuelle à la Papeterie du Centre, rue des Juifs, au centre-ville, et acheté à l’unité les quelques trucs que nous n’avions plus en stock : une équerre pour Simon, un double décimètre « plastique » (c’est précisé sur la liste…) pour Alice, des protège-cahiers, des pochettes (nous en recyclons quatre cette année pour la suivante, en manquait encore deux), des copies grands carreaux perforées, etc. Et Alice a reçu son premier dictionnaire… neuf. Au total, j’ai dépensé une soixantaine d’euros pour deux enfants.

Des cartables increvables

Ils conservent leur cartable pour l’année prochaine, enquillant pour l’un sa cinquième et pour l’autre sa troisième année de bons et loyaux services. Ils tirent un peu la tron*** aux coutures, j’ai donc proposé de les renouveler, mais Alice a tenu à ce que son Tann’s terminent le primaire avec elle et Simon, une fois devant la benne de tri textile, son cartable prêt à entamer un nouveau voyage, s’est ravisé et a décidé de le garder. Fière, je suis, de mes deux petits écolos en herbe.

La poubelle joker est pleine ! (Photo SOSD)

Reste la douloureuse question des produits jetables, commandés par les maître et maîtresse en fin de listes, rouleaux d’essuie-tout, boîtes de mouchoirs en papier, etc. Habituellement, je fais l’impasse sur ces achats en contradiction avec notre mode de vie. Mais Alice m’a demandé d’acheter les mouchoirs cette année : « J’en ai marre de me faire discrète quand la maîtresse les ramasse à la rentrée, ou de me prendre des réflexions du genre « si tout le monde faisait comme toi… ». » Atterrée par ces remarques, je conviens néanmoins avec elle d’acheter ce qui est demandé. A voir si notre tentative de couverture des livres avec du kraft plutôt que du plastique sera bien accueillie ou non. Le monde ne change pas en une rentrée scolaire…

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