Grève SNCF : le guide de survie #SOSD

Mon matériel pour le week-end (Photo MH / SOSD)

Comme expliqué de temps à autre, je suis une formation de naturopathie à Paris plusieurs fois par mois et me déplace très régulièrement en train dans ce cadre, mais également pour mon travail de conseil en désencombrement et zéro déchet, de blogueuse pour Rue89 Strasbourg et d’auteure.

Vivement que le gouvernement remballe son projet

Quelle n’a donc pas été ma panique ce week-end en voyant l’une de mes collègues de formation brandir le calendrier de préavis de la « grève perlée » des cheminots. Cette frayeur passée, la nécessité de me ré-organiser dans les prochains mois enregistrée, j’en suis venue à souhaiter que cette grève, que je soutiens à 100%, s’arrête le plus rapidement possible, pour nous autres utilisateurs des transports collectifs, pour les cheminots eux-mêmes, qui seront au cœur de la bataille, mais aussi pour le pays tout entier, le maintien de ses valeurs d’égalité, de partage et de justice sociale. Que cette grève s’arrête, non pas parce que les défenseurs du service public auraient plié, mais parce que le gouvernement aurait remballé son projet, renforcé ses liens avec la SNCF, enfin décidé à agir dans l’intérêt du plus grand nombre.

Ceci étant posé, je me suis retrouvée hier soir à la gare, non pas confrontée à la grève et à ses trains supprimés, mais à une défaillance technique sur un train ICE et à 3 heures de retard sur mon TGV, sans garantie de départ, obligée de sauter dans le dernier train sur-bondé, sans réservation, pour ne pas avoir à passer une nuit supplémentaire à Paris. Un épisode qui m’a donné un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler mes semaines à venir…

Vers la librairie de la gare, en quête de distraction ?

Ce qui m’amène au sujet du jour : comment faire face à ce type de situation sans faire sauter tous ses principes SOSD ? Ne pas refluer vers la librairie ou le kiosque de la gare en quête d’une distraction, d’un magazine, d’un roman léger ? Ne pas se ruer sur un paquet de chips, un sandwich triangle emballé dans du plastique, une salade dans une barquette jetable…? Ce qu’ont fait tous les passagers autour de moi. Comment s’assurer qu’on peut « tenir » plusieurs heures dans l’attente d’un hypothétique train, sans culpabiliser d’avoir jeter aux orties ses principes, en sus de la perte de temps et d’énergie occasionnée par l’attente ?

Les trucs qui m’ont permis hier de patienter sans faiblir (et sans maudire les bougres qui triment pour nous sortir de la panade, comme c’était le cas hier, ou qui s’engagent pour nous éviter un système de transport privatisé comme en Grande-Bretagne…) :

  • trois livres, un essai, un ouvrage pratique, un roman (un pavé de 500 pages peut suffire, mais si je n’avais eu sous la main que mes cours à réviser, j’aurais eu du mal à ne pas craquer…),
  • une gamelle inox, des couverts et une gourde, qui permettent de se réapprovisionner en mode ZD dans une sandwicherie quelconque en laissant les déchets sur place – pas idéal, et de faire le plein d’eau dans un café ou des toilettes publiques,
  • un peu de pain, des fruits secs et une boîte de sardines, achetés en plus dans le week-end, des restes là un peu par hasard… (c’est ce que j’avais hier, mais c’est au goût de chacun !).

Toujours prévoir le coup d’après. Il est probable que, dans les semaines à venir, je porte une attention particulière à mon kit de survie, histoire de ne pas tomber dans la frustration ou l’aigreur. D’autant que je sais que je peux me passer de nourriture, mais pas de boisson, je peux attendre sans stress ni angoisse, mais pas sans lecture.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *