J’ai testé le SOSD pendant 3 jours à Paris

Mon matériel pour le week-end (Photo MH / SOSD)

Un week-end sur deux, je passe deux ou trois jours à Paris en formation professionnelle. Journaliste depuis une douzaine d’années, je souhaite devenir naturopathe et fréquente donc pendant trois ans (encore 2 !) les bancs du Cenatho. Logée dans un appartement familial au confort plutôt spartiate, je ne peux pas y conserver de nourriture, ni véritablement y cuisiner. J’emporte donc généralement avec moi de quoi faire un repas le samedi midi, et prends les trois ou quatre autres repas à l’extérieur ou chez des amis. Pour limiter les frais, mes camarades de classe et moi déjeunons souvent dans des restaurants de type snacks (en un peu plus élaboré…) et achetons de temps en temps de quoi composer un repas au magasin bio du coin.

Pas être tentée par une plaquette de chocolat sur-emballée

Ces trois derniers jours, j’ai donc pu tester la formule SOSD à Paris. Plutôt amusant et facile ! D’abord, emmener le matériel adéquat. J’ai toujours sur moi ma gamelle et ma gourde + un sac en tissu (griffé Rue89 Strasbourg, on n’est jamais mieux servie que par soi-même… ou soi-même), ça ne change pas. J’ai pris en plus quelques pochettes en tissu pour les courses de fruits, biscuits ou légumes, et un set de couverts (couteau, fourchette, cuillère), ainsi qu’un bocal d’oléagineux et fruits secs pour les petites faims (je grignote rarement, mais je ne voulais pas être tentée par une plaquette de chocolat sur-emballée au magasin bio…).

Ensuite, refuser. C’est ce qui est le plus frappant en ce début d’expérience. Depuis plusieurs années déjà, j’ai pris l’habitude de refuser les sacs en plastique/carton/papier dans les magasins. Mais là, il faut une vigilance de tous les instants : refuser le papier sur le plateau (du coup, on ne m’en a donné aucun… pratique), la serviette en papier, la paille dans la bouteille de jus en verre (et oui, même chez Pur etc. on n’est pas tranquille) et j’en passe.

De l’eau chaude avec une tranche de citron

Le moment qui a fait rigoler les copains : après nos examens vendredi, nous sommes sortis tard. Vers minuit, nous avons pris un dernier verre place du Tertre (déserte, c’est plus ce que c’était…) à Montmartre. Nous reprenions les cours le lendemain matin à 9h et, tandis que certain(e)s testaient une Parisienne, j’ai eu envie d’une petite infusion de mémé. Sauf que. Impossible pour moi de me permettre un sachet de tisane emballé dans second sachet individuel en plastique ! Me voilà donc partie dans une explication du zéro déchet au serveur, renfrogné et fatigué, enclin ni à commenter, ni même à râler. J’ai finalement demandé de l’eau chaude avec une rondelle de citron (je ne me fais pas d’illusion sur la destination finale du citron, m’étonnerais bien que le bistrot soit équipé d’un lombricompost dans son arrière-cour…), que le dit serveur m’a apportée… assortie de ses trois petits sachets allongés (ça porte un nom ?) de sucre en poudre. Que je lui ai rendu. Bref, il n’a rien compris au propos, mais m’a gentiment fait cadeau de mon eau chaude citronnée, dans un demi-sourire.

J’ai rendu beaucoup de serviettes en papier, répété au moins 3 ou 4 fois « sans aucun produit jetable » à la commande et me suis nourrie à peu près normalement. J’ai évité les essuie-mains en papier qui sont installés partout, aussi bien dans les cafés que dans les sanitaires de mon école. S’essuyer sur son jeans ou emporter sa petite serviette éponge (ce que fait Marc au boulot).

Beaucoup moins d’argent dépensé

Mais le plus chouette a été sans conteste cette prise de conscience : je n’ai été assaillie par aucune envie de boutique, aucune velléité d’achat, même en découvrant le nouveau 6 Mois (que j’achète sans discontinuer depuis sa création) chez le marchand de journaux de la gare, où je jette toujours un œil avant de prendre mon train. J’ai dépensé beaucoup moins d’argent que d’habitude et pris autant sinon plus de plaisir. Seul regret : avoir emporté une salade de riz un peu trop copieuse dont je n’ai pu jeter au compost le demi-contenu qu’une fois rentrée à Strasbourg… Simple ajustement.

3 commentaires sur “3”

  1. Bonjour, ça y est moi aussi j’ai pris conscience des déchets que nous émettons. Je vais suivre votre aventure avec grand interet ! Et peut être qu’un jour j’arriverai aussi à creuser cette démarche à la maison. Hâte de lire vos articles ! Bon courage 😃

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