Le minimalisme enfantin ne se décrète pas (complètement)

La chambre de Simon (Photos MH / SOSD)

A 7 et 9 ans, Alice et Simon ont déjà déménagé plusieurs fois (toujours à Strasbourg) et changé de chambres. Chambres qu’ils ont partagées, puis eu pour eux seuls, chez papa et maman, puis chez papa et chez maman. Avec ces déménagements et ces petites révolutions, ils ont pris l’habitude d’habiter des espaces aux configurations diverses, de voir leurs affaires, jouets ou vêtements, occuper de nouveaux meubles ou placards, être agencées de différentes façons, plus ou moins accessibles, faciles à ranger, à attraper, etc.

Pour eux, l’impermanence géographique et intérieure n’est pas une angoisse (ou ils s’en cachent bien…), mais la norme. Même s’ils plaident pour passer leur adolescence dans l’appartement que nous venons d’acheter, à côté de l’école, du collège « qui ressemble à Poudlard », de papa, des amis…, je ne crois pas qu’ils aient tellement souffert des changements d’adresses.

Offrir les jeux rarement utilisés ou vraiment chouettes

Petits, je les ai sur-gâtés, j’ai rempli leurs chambres de peluches, jouets, tapis et meubles plein de COV, au grand dam de leur père, à l’époque plus au fait que moi des pollutions de l’air intérieur. Depuis 5 ans en revanche, je désencombre leurs chambres très régulièrement, vérifie les tailles de vêtements (direction la benne de tri textiles ou le colis pour ma sœur), donne les livres et DVD qui ne les intéressent plus, jette les jouets cassés et les cahiers terminés, offre les jeux rarement utilisés ou vraiment chouettes (paquets-cadeaux en recup’ de dessins), range chaque semaine avec eux, limite les entrées de gadgets (com-pli-qué avec l’école…!).

Petits, ils ont parfois eu du mal à se séparer de certains jouets, mais le fait de porter eux-mêmes ce dont ils n’avaient plus l’usage chez Emmaüs ou dans une benne de collecte Carijou a souvent donné du sens à leur démarche. Aujourd’hui, se séparer des objets est devenu banal.

Minimalistes, ils le sont pour leurs vêtements (« maman, j’ai assez de trucs là, pas besoin d’aller en acheter… ») et certains des items de leurs chambres, mais pas pour tout. Les deux adorent les Lego et les Playmobil (ils estiment en avoir assez pour créer les univers qu’ils aiment, mais ce qu’ils ont, chez papa + chez maman, représente déjà d’après moi une montagne !), Simon dessine et bricole énormément (ce qui n’est pas sans générer des déchets…), Alice lit beaucoup, se fournissant pas mal à la bibliothèque, joue à la maison de poupée (la mienne, récupérée dans un grenier) et à la cuisine (généralement avec son frère). Les deux se déguisent souvent, leur stock tenant dans le tiroir du milieu, sous le lit d’Alice.

Deux ensembles de draps par lit

Sur les photos, vous avez une bonne vision de l’espace occupé par les vêtements (pliage Marie Kondo, « sur champs »), par les livres et par les Lego (pas moi qui les range, hein !), avec une partie dans des petits bacs en tissu triée par couleur, une autre partie « construite » et disposée avec plus ou moins de soin sur les étagères des placards respectifs. A noter que la penderie d’Alice est pour le moment à usage familial (vestes d’hiver), que les deux stockent nos deux valises à roulettes taille cabine mutualisées, et que chacun a un petit espace pour son linge de lit surnuméraire (nous avons deux ensembles par lit).

Chez Alice aussi, les jeux de société (en bas, accessibles facilement), le sac contenant les kimonos du karaté (idem), le sac où je collecte les vêtements abimés ou trop petits de toute la famille (tout en haut, avec la valise), ses affaires de musique, les serviettes de piscine familiales et les fournitures scolaires pour l’année. Chez Simon encore, les DVD enfants et adultes (au-dessus), quelques peluches et jouets de bébé sous le lit dans une petite housse Ikea fermée. Le haut de leurs armoires contient un petit futon pour invités, les décorations de Noël, les duvets et le matériel de camping, la grande couette d’été du lit parental.

Fermer l’espace de rangement pour un sommeil serein

Un conseil donc pour l’aménagement des chambres d’enfants : au maximum, essayez de faire tenir les affaires (vêtements, jouets, etc.) dans de grands placards fermés, intégrés ou non. Evitez au maximum l’installation de bibliothèques, consoles, commodes ou autres. Plus l’espace est simplement meublé, moins ils pourront stocker d’objets inutiles, et surtout, plus leur sommeil sera serein. La chambre des enfants est à la fois un espace de jeu et de repos, c’est pourquoi il est important de pouvoir fermer la partie rangement pour que l’endroit soit plus apaisé et propice au sommeil au moment du coucher. (Une règle qui vaut aussi pour les adultes.)

Evidemment, les chambres de mes enfants ne sont pas toujours aussi clean, mais globalement, il leur est assez simple de ranger eux-mêmes parce qu’ils n’ont pas trop de types d’objets différents et que les places de chaque chose sont à peu près définies. Je profite de leurs périodes d’absence pour faire un gros rangement ou un bon tri, parce que les enfants peuvent parfois être très conservateurs (qui n’a pas des tas de débuts de dessins, de découpages, de bricolages jamais terminés, mais qu’il est difficile de mettre au bac de recyclage parce que « c’est moi qui l’ait fait… » ?!). Et je crois savoir que leur père fait pareil de son côté 🙂

Chambre d’Alice (Photos MH / SOSD)

2 commentaires sur “2”

  1. Bravo, les chambres de vos enfants sont super clean , c’est agréable à regarder !
    Moi avec une ado c’est plus difficile, mais j’ai de la chance elle n’est pas une fashion victime et n’aime pas le maquillage ! lol

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