Le soleil #ZD : nos basiques

Chapeaux de soleil et feuilles d’aloé vera (Photo SOSD)

Il fut un temps où j’achetais chaque printemps-été un nouveau flacon/tube de crème solaire, au supermarché ou en pharmacie, idéalement à filtre minéral et non chimique (ou organique). Avec d’autant plus de zèle dès le moment où j’ai eu des enfants, dont la peau plus fragile que celle des adultes grillerait littéralement au soleil dès les premiers rayons printaniers, si l’on en croit publicités et (certains) dermatologues.

Coût prohibitif et obsolescence programmée

Longtemps perdue, comme beaucoup, dans la jungle des marques, des indices de filtration des UV (A, B ou C) et des annonces marketing, j’étais de surcroît agacée de me rendre compte qu’en septembre, je n’avais finalement utilisé qu’une part infime de ma crème à un million de dollars, dont la prétendue efficacité déclinerait six mois après ouverture. Obsolescence programmée, menaçant la dite crème ne n’être même pas réutilisable les après-midis d’hiver, sous le soleil et la neige vosgienne… Une arnaque ? No sé.

A ma méfiance de consommatrice (mal) avertie, se sont greffés l’agacement généré par la diabolisation du soleil et, par ricochet, la vente quasi-forcée de crèmes polluantes pour les océans, meurtrières pour sa faune ou ses massifs coralliens, allergisantes pour bien des hommes, femmes et surtout enfants. Nanoparticules, substances issues de la pétrochimie, parabens… la composition de ces crèmes est loin d’être comestible, comme nous le recommandons en naturopathie. « Ce que tu ne peux pas manger, ne le mets pas sur ta peau (ou dans la mer) ! »

T-shirt et couvre-chef obligatoires

A cette suspicion, viennent s’ajouter aujourd’hui les contraintes désirables et désirées de notre défi SOSD. Pas d’achat autre qu’alimentaire. Outre savons et shampoings solides, brosses à dents en bambou, huiles pour le corps (comestibles), huiles essentielles et… Elastoplast, nous n’avons acheté aucun produit cosmétique ou de soin cette année. Alors une crème à la composition douteuse dans un tube en plastique, no way !

On fait comment, maintenant qu’il fait 30° ? D’abord, on ne s’expose pas au soleil aux heures les plus chaudes (en théorie). Quand on le fait (exemple : trajets à vélo à l’heure du déjeuner), c’est minuté et en mouvement. Pas d’effet « crêpe sur la plage ». L’année dernière, Alice a fait des pâtés de sable pendant trois heures au soleil en bordure d’une gravière allemande ; résultat : 8 mois de marque de maillot sur le dos. Dangereux et douloureux. Donc, on se COUVRE d’un t-shirt en coton ou d’une chemisette avec petites manches quand on joue sous le soleil. Quand on peut parler de cagnard, on reste à l’ombre – voire à l’intérieur, au frais.

Aloé vera pour la peau et les cheveux salés ou séchés par le soleil

Le couvre-chef est de rigueur pour les enfants, mais aussi pour les adultes. Les vieilles lunettes de soleil H&M des enfants d’il y a 3 ans sont rayées (et de mauvaise qualité), on s’en passe. En revanche, je ne sors jamais sans les miennes (bonne ou mauvaise habitude, j’entends les deux sons de cloche…). Pour hydrater une peau ou des cheveux qui ont pris un peu trop le soleil (cet été, en vacances…) : aloé vera. Nous avons détaché des feuilles de notre « plante-cadeau de mariage », dont je coupe des morceaux au fur et à mesure des besoins. Je nous applique le jus et le gel des feuilles sans transformation aucune, et maintiens la feuille au frais une fois qu’elle est coupée.

S’hydrater (BOIRE) est également essentiel, ne pas décaper sa peau au savon à chaque fois que l’on se rafraîchit sous la douche et profiter des rayons du soleil en début et fin de journée pour synthétiser un maximum de vitamine D, dont on a tant manqué durant ce très long hiver…

Crème bio minérale, indice 50+

Alors, bien sûr, ma sœur qui habite dans le sud, près de Nice, nous dira qu’à Strasbourg, où il fait beau trois mois par an, pas besoin de crème solaire, mais que sous ses latitudes à elle, les enfants notamment ne peuvent s’en passer. Dans ce cas, privilégiez une crème bio minérale, dont l’indice est d’au moins 30, voire 50 ou 50+. Et donnez m’en des nouvelles… 🙂

EDIT 5 mai :

Sous la pression populaire (et ma culpabilité maternelle), j’ai finalement acheté une crème 100% minérale (titane) Alphanova en herboristerie à Paris. Elle est garantie (espère-t-on) sans nanoparticule ni conservateur chimique, fabriquée en France à base d’aloé vera et d’huile de jojoba bio. Grâce à vos commentaires, je compte bien la terminer avant de la balancer… 🙂

5 commentaires sur “5”

  1. Ayant la peau qui soit rougit, soit reste blanche, je peux attester de l’efficacité des crèmes solaires (même bio) au delà d’1 an, voire 3 :-0 !

  2. Il y aura un atelier chez beevrac le 30 juin (fabrication de gelée apaisante et rafraîchissante après soleil)

    Je confirme aussi l’usage de crèmes solaires bien périmées mais efficaces pour autant, avec quelques scrupules mais encore plus à les jeter (et puis le service rendu est là, en espérant que les produits chimiques ne se détériorent pas en devenant d’autant plus toxiques)
    Effectivement la solution, chapeau et ombre …

  3. comme après soleil (soigne aussi coups de soleil et les brûlures) : le millepertuis!
    Je fais mon huile après soleil avec de l’huile de tournesol ou de Colza (cette dernière se détériore avec le soleil, à garder dans un flacon opaque)

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