Ma petite boîte à hydrocarbures…

Cirages (Photo SOSD)

Bien sûr, j’ai cette cire 100% naturelle, achetée dans un salon bio il y a 6 ou 7 ans, que j’appliquais religieusement sur mon ex-canapé en cuir, dans mon ex-appart, que j’habitais avec mon ex-mari. Cire que j’utilise toujours pour nourrir le cuir de mes sacs ou des nos ceintures. Mais depuis des années, quand il s’agit de lustrer mes chaussures, j’ouvre ma boîte de cirages incolores ou pigmentés, pestant contre ces produits plein d’hydrocarbures et autres composantes toxiques qui n’en finissent jamais de se vider.

A Strasbourg, les contenants de cirage vidés : au bac jaune !

J’en ai de plusieurs marques, parmi lesquelles Kiwi (de ce genre-là), qui utilise de la cire de Carnauba, produite au Brésil et pas écolo du tout. J’ai également quelques pots de cirage coloré (blanc, brun et noir) de la marque française Saphir, dont je ne me sers quasiment jamais. Cette « crème surfine » est composée de cire d’abeille et d’huile d’amande, mais également de divers produits issus de la pétrochimie.

Si l’on en croit le site ConsignesdeTri.fr, notre bonne ville de Strasbourg autorise la collecte des flacons de cirage avec embout en mousse ou celle des tubes métalliques souples (sans les bouchons) dans les bacs jaunes, direction le recyclage, à condition que les tubes soient bien vidés. Ce qui est loin d’être le cas chez nous ! (Et je ne ne vous parle même pas de l’imperméabilisant en spray ou de la bombe d’entretien du caoutchouc de la marque de bottes de pluie Aigle, achetés sous la pression du commerçant sans regarder les étiquettes !)

Une fois que je serai débarrassée de tous ces vilains produits, quelles solutions favoriserai-je ? Les idées dont on peut s’inspirer sont nombreuses sur internet. Et notamment sur ConsoGlobe ou sur certaines boutiques en ligne, qui commercialisent par exemple les produits de la Droguerie écologique. J’ai beaucoup rigolé en lisant ce billet du blog de la marque Jacques & Déméter, qui bashe allègrement les astuces de grand-mère pour cirer les souliers. Et notamment, l’un des trucs que conseille ConsoBlog : frotter ses chaussures en cuir avec l’intérieur d’une peau de banane… Drôle 😉

Le coût éthique, humain et écologique du cuir

Toutes saisons confondues, je tourne avec 15 paires de bottes, chaussures, sandales, etc. Sur ces 15 paires, sept sont en cuir, dont trois de la marque El Naturalista, qui se fournit en cuir chez des producteurs et dans des tanneries européennes. A ces paires de godasses, s’ajoutent une ceinture, deux paires de gants, un sac à dos et un sac à main en cuir également (sans compter les étiquettes en cuir à l’arrière des jeans…).

Cette douzaine d’objets du quotidien sont parmi ceux que j’aime et entretiens avec le plus de soin. Il ne me venait pas à l’idée, jusqu’à aujourd’hui, de m’en passer, de renoncer à cette peau animale, à sa durabilité, à son confort. Néanmoins, je suis consciente qu’acheter ce type de produits a un coût éthique, humain et écologique lourd (billet sur le sujet à lire sur le blog Antigone XXI). Me reste minimum 6 mois avant de racheter quoi que ce soit. Assez longtemps pour mûrir un nouveau comportement sur cette question précise…

2 commentaires sur “2”

  1. Par quoi remplacer le cuir des chaussures ? Du liège, du plastique recyclé ?
    Mes claquettes Birkenstock en EVA sont -elles écolos ?

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