[Marc] Costard blues…

Notre armoire (Photo MH / SOSD)

Je craque. Deux mois d’hiver à me taper mes habits d’hiver et encore au moins trois mois d’hiver à me taper mes habits d’hiver.

Ces quatre jeans toujours les mêmes, heureusement que celui du mariage (en avril dernier) est récent, mais les deux autres, délavés, défraichis, décatis…! Que dire de mes trois chemises [+ deux dont Marc n’est pas fan, note de Marie] et de ma veste de laine, qui constituent mon costume de travail version hivernale, je les aime bien, elles sont de qualité, mais, à en changer chaque jour de chaque semaine, elles semblent crier grâce. Mes quatre polos d’été s’épuisent méchamment en hiver, mais ce sont les seuls habits que je peux mettre sous mon gilet Patagonia.

Sa semelle se fait si discrète que j’ai l’impression de marcher pieds nus

Et les chaussures. La paire basse passe encore, c’est du solide, je la cire régulièrement, mais la montante, l’Allemande, achetée à Kehl il y a deux ans, elle baille de lassitude et sa semelle se fait si discrète que j’ai l’impression de marcher pieds nus. Et j’ai beau la cirer, la pompe ne retrouvera plus son lustre, puisse-t elle s’accrocher jusqu’au printemps. Il me reste bien mes marcheuses, mais pour faire du vélo…?

Bref, je suis au creux de la vague vestimentaire sans achat. Dans nos tris minimalistes, j’avais réduit mon dressing, euh… notre armoire, aux vêtements dont l’utilité me paraissait indiscutable et que j’aime porter. Bien sûr, la perspective de notre défi ne nous avait pas poussé – règles du jeu obligent – à piller les magasins pour ne pas manquer, on a gardé notre stock. Et je me retrouve donc avec des habits qui commencent à me lasser.

Vrai désamour pour des habits trop vus, trop mis

Je ne vais pas me lancer dans la psychologie à deux balles, du genre « mais pourquoi cette lassitude ? » Peur du regard des autres qui me voient toujours habillé pareil ? Vrai désamour pour des habits trop vus, trop mis ? Envie de neuf ? Appel des soldes ? Ou juste un creux de janvier, cœur d’un hiver toujours trop long sous nos latitudes ? Peut-être un peu de tout cela. Ou peut-être… Serait-ce la position mentale de ne pas pouvoir acheter qui nourrit ce désamour ? Tant que je pouvais acheter, me fait remarquer Marie, je mettais sans barguiner les mêmes habits, « c’était comme ça quand je vous ai connu, toujours la même tenue… » Ce stress viendrait du sans achat ? A méditer.

Et puis, un accident de machine bienvenu, qui a remodelé mon pull gris en laine, passé de trop flottant à juste-au-corps. Du coup, c’est comme si j’avais un nouveau pull. Je n’irais pas jusqu’à conseiller cette méthode pour renouveler sa garde-robe (il faut savoir doser l’accident, merci Marie !), mais je constate un certain effet positif, tant ce pull n’a plus rien à voir avec l’ancien.

C’était sans compter aussi avec les ressources encore cachées de notre armoire, dont voici le détail, me concernant :

  • 4 jeans (hiver),
  • 3 pantalons en toile (été),
  • 4 shorts,
  • 2 pantalons de randonnée, 2 bas de pyjamas,
  • 8 chemises à manches longues, dont 2 réservées aux “occasions” et 1 décontractée et estivale,
  • 3 chemises à manches courtes,
  • 5 polos, dont un épais à manches longues,
  • 1 t-shirt corporate + 1 liquette de nuit,
  • 2 sweat-shirts,
  • 2 pulls en laine (dont un tricoté par maman), 1 sweat à capuche,
  • 2 gilets polaires (dont 1 pour la maison),
  • 3 vestes de costume (dont une trop grande),
  • 1 parka/doudoune,
  • 1 veste en laine de demi-saison,
  • 1 coupe-vent,
  • 7 caleçons,
  • 9 paires de chaussettes, dont 2 de randonnée, + 4 paires de socquettes.
  • 2 paires de chaussures de marche (hiver + été),
  • 2 paires de chaussures en cuir de ville,
  • 1 paire de baskets,
  • 1 paire de bottes de pluie,
  • 1 paire de chaussons,
  • 2 paires de tongs/sandales de piscine.

De ces trésors cachés, je déterre le pull à capuche brun, que, oui, j’avais oublié et que je mets désormais en alternance avec mon pull gris et ma veste : une nouvelle tenue de travail, même si ce pull en coton est moins chaud et que sa capuche me fait passer pour un jeune rappeur (manque la casquette) ou le terrible Palpatine (quand je la mets).

Du coup, mises à part les grolles, qui devront tenir coûte que coûte au moins jusqu’au printemps (après, je retrouverai mes baskets), cette exploration de notre armoire, euh… de mes étagères, me sauve du blues et me requinque.

Bref, même minimaliste, ton armoire tu exploreras.

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