[Marc] DASRI, épisode 3 : où il est question de caca et de cancer

DASRI (déchet d’activité de soin à risque infectieux) – Dépistage du cancer colo-rectal (Photo SOSD)

Ne rigolez pas, les mecs, passés vos 50 ans, vous y aurez droit comme moi : le test de dépistage du cancer colorectal, à faire tous les deux ans. Génial.

En France, la politique de Santé publique est ainsi faite qu’on ne vous apprend pas à éviter le cancer colorectal (entre autres), en mangeant plus sainement par exemple, mais qu’on vous permet de le dépister, donc de savoir plus vite si vous l’avez ou pas.

Kit de dépistage

Donc, tous les deux ans, vous recevez une gentille lettre qui vous invite à passer chez votre médecin traitant pour y récupérer votre kit de dépistage. Je vous passe les détails de la manipulation scatologique à effectuer avant d’envoyer un échantillon de votre défécation par La Poste (une pensée pour le facteur) au labo dont on imagine qu’il ne fait que ça, examiner les cacas de tous les quinquas de France.

Nos têtes d’œuf du ministère de la Santé ont dû faire leurs calculs : une telle campagne de dépistage doit coûter moins cher qu’une bonne politique de prévention, qui éduquerait les petits Français, dès leur plus jeune âge, à l’hygiène de vie utile à faire baisser les frais de fin de vie. Je viens de lire que 40% des cancers pourraient être évités si on mangeait mieux, mais bon, rien à l’école pour apprendre à bien manger, rien dans la loi pour interdire la malbouffe, mais un super test de dépistage !

Le champ de la santé, celui du déchet obligatoire ?

Avec notre hygiène de vie et notre défi SOSD, j’aurais pu m’abstenir de mon test bi-annuel. D’autant que j’ai passé avec brio les deux précédents. Mais un fond d’angoisse taraude mes entrailles, moi qui n’ai jamais vraiment été en odeur de sainteté avec mes tripes : et si, notre hygiène de vie toute récente était venue trop tard…?

Je me suis donc résolu à le passer, ce test, et à remplir ma poubelle de tout son attirail en plastique, y rejoignant les DASRI (déchet d’activité de soin à risque infectieux) déjà nombreux qui s’y sont accumulés. Car on est là dans le champ de la santé, donc dans celui du déchet obligatoire. Fatalité ?

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