Mes trois conseils pour débuter le #ZD

Choux kale (Photo MH / SOSD)

Régulièrement, je suis sollicitée comme suit : « Je trouve le zéro déchet intéressant, mais j’en suis très loin. Par quoi commencer ? » Pour toutes celles et ceux qui s’interrogent sur la mise en route d’une démarche de moyen ou long terme, voici mes trois conseils pour débuter :

Les fruits et légumes : au marché !

  • Conseil n°1 : n’achetez plus aucun fruit ou légume frais au supermarché. Préférez les marchés de Strasbourg, les maraichers urbains ou périurbains (Ilot de la Meinau, Jardin de Marthe à la Robertsau…), les paniers d’AMAP ou les achats groupés (Ruche qui dit Oui, etc.). Une consigne : ne rien acheter de brut et frais sous emballage, quelle que soit sa nature !

    Nous trouvons personnellement notre bonheur aux marchés de la Robertsau et de la Marne, où nous fréquentons les étals de producteurs locaux en bio, ou de revendeurs bio, pour certains aliments particuliers (agrumes, avocats, fruits secs ou oléagineux…). Mon chouchou : La Coccinelle d’Alsace, producteur pas très cher, bio et de Geispolsheim, présent sur de nombreux marchés dans le Bas-Rhin, qui propose également des paniers hebdomadaires bien pratiques (place Arnold pour Strasbourg).

Seau à compost : 30% de déchets en moins

  • Conseil n°2 : mettez en place un tri sélectif efficace dans votre logement. Papier/carton/métal/verre, mais aussi matières organiques ! Avec un seau à compost dans la cuisine, sur la loggia ou le balcon, vous évacuez environ 30% de vos déchets d’un coup d’un seul. Bonus : plus rien de mouillé dans la poubelle, qui peut donc se remplir plus lentement sans odeur nauséabonde !

    De 2015 au mois de mars 2018, nous portions chaque semaine le contenu de notre seau dans notre jardin familial, où nous avions bricolé un tas de compost ultra-rudimentaire. Avant 2015, nous apportions notre seau aux composteurs collectifs du jardin Sainte-Madeleine à la Krutenau ; depuis que nous avons rendu les clés de notre jardin, nous vidons notre seau dans ceux du centre socio-culturel de l’Escale à la Robertsau. Gros avantage de ces derniers : ils sont accessibles en permanence, contrairement aux composteurs de centre-ville qui ne sont ouverts que quelques heures dans la semaine.

    Vous pouvez aussi composter en pied d’immeuble, en vous entendant avec vos copropriétaires (si vous êtes proprio), ou dans votre jardin si vous en avez un, ce qui est plutôt rare en centre-ville, mais plus répandu en périphérie immédiate (Robertsau, Cronenbourg, Kœnigshoffen, Neudorf, Meinau, Neuhof, etc.). Plus d’infos (un peu anciennes, mais utiles) ici.

Cuisinez maison

  • Conseil n°3 : cuisinez le plus souvent possible. Tout ce qui est préparé industriellement ou même artisanalement (chez le traiteur par exemple) est dans 99% des cas emballé dans un contenant jetable : boîte de conserve, barquette en plastique ou polystyrène, film alimentaire, carton souillé (ne va plus au recyclage), etc. L’idéal est donc d’acheter des produits non transformés dans ses propres contenants et de les travailler chez soi. Un peu d’organisation et le goût de préparer les repas, faire marcher son imagination… Sur le rapport au temps, quelques pistes à retrouver là.

En espérant que ces conseils vous auront été utiles ! Mettre en place ces trois démarches, d’abord partiellement, puis plus systématiquement, permet de lancer un mouvement, celui du changement progressif de nos habitudes de vie et de consommation. D’alimentation aussi. Un virus dont on a du mal, par la suite, à se débarrasser 😉

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