Mission (im)possible : le repas de Noël ZD

Repas de Noël 2017 (Photos MH / SOSD)

S’il y a bien un truc qui stresse les commerçants à la veille de Noël, ce sont les clients pénibles qui arrivent avec leurs demandes bizarres. Ce que je me suis entendue répliquer ces derniers jours : « Ah non, mais là, je ne peux plus changer la taille du gâteau maintenant [pour le faire rentrer dans notre contenant],  il va falloir vous trouver une boîte plus grande » ; « Madame, c’est impossible que je prenne votre Tupperware pour y mettre vos noix de Saint-Jacques, je vais le perdre, c’est barquette en plastique ou rien… » (à propos d’une commande – avortée – chez le poissonnier). Revue de détails non exhaustive.

Commande zéro déchet : impossible

Les jours qui précèdent la nuit d’agapes dans l’attente du p’tit Jésus, impossible de passer une quelconque commande de viande, poisson ou fromage zéro déchet. Tout est conditionné, emballé, protégé à l’aide de film alimentaire, de sachets sous vide ou de barquettes en plastique. Du coup, on a fait sans : nous avons glané vin, chocolat, fromage, légumes et fruits, terrines et oléagineux chez nos commerçants habituels, et tenté notre chance directement sur le marché ce matin pour le plat principal.

Résultat : un gros stress chez le poissonnier dont le personnel en extra ne maitrisait pas le système de tare pour mon bocal, mais des noix de Saint-Jacques dispos sans commande (ouf), des pâtes fraiches en vrac chez une maraichère, et au finish, tout ce qu’il faut, et bien plus encore, pour préparer d’excellents petits plats pour les fêtes. Ne me manquait que du beurre et du sucre en vrac (je n’ai pas eu le temps de faire le tour de plusieurs marchés + magasins bio), nous aurons quand même des douceurs, mais pas faites maison, tant pis.

Eviter les grandes surfaces et les produits de luxe cheap

Evidemment, comme d’ab, nous n’avons pas fréquenté les grandes surfaces. Foies gras ou caviar cheap, très peu pour nous. A visionner sur le sujet, un documentaire de France 5 édifiant sur l’élevage et le conditionnement des œufs de poisson (encore dispo un jour) ! Attention aussi aux bourriches d’huîtres (préférez les fruits de mer au kilo ou à la pièce en vrac), aux barquettes en polystyrène, aux boîtes en carton/plastique de bûches, etc. Faites simple et le plus possible vous-même pour limiter les dégâts niveau poubelles.

Noël, c’est le piège : on se dit qu’exceptionnellement ci, exceptionnellement ça, et on finit par descendre deux sacs de 50 litres. Alors exceptionnellement, limiter au maximum vos déchets et déguster des mets simples, locaux et bio au maximum (carton rouge pour mes noix de Saint-Jacques et mes agrumes, ok !). Et passez un très joyeux Noël !

Nous, on se repose un peu et on revient après les fêtes avec le poubellomètre de décembre et toutes nos bonnes résolutions pour l’année à venir ! On vous embrasse :-))

5 commentaires sur “5”

  1. question de fond : quel sens cette soirée où on est obligé de dépenser et où le taux de suicides est le plus élevé de l’année ?
    cela fait 21 ans que je ne la fais plus. très difficile de s’extraire de ce conditionnement au départ…ce beau factice ! un défi pour l’année prochaine après le zéro déchet…à réfléchir

  2. Je ne sais pas si le père nono est une ordure comme l’évoquait un film célèbre de ma jeunesse que je n’ai jamais vu, mais il est capitaliste c’est sûr ! j’en veux pour preuve l’histoire de la petite marie qui se reconnaîtra peut-être.
    la petite marie avait une jeune maman qui n’avait pas trop de sous. pour le nono de sa petite fille de 4 ans à peine, elle avait fabriqué un lit de poupée dans une petite clayette avec un matelas en mousse de récup des draps un oreiller et un polochon des draps et un édredon assortis. en fait, elle en avait fait 2 pour ces deux petites filles avec dedans une poupée à 3fr six sous (comme on disait encore à l’époque…bien avant les euros!). les petites ont adoré… jusqu’au jour où la petite marie fut invitée chez sa copine marine. on se demande jusqu’à ce jour pourquoi elle l’avait choisi comme amie. marine sortait tout droit des triplés du figaro magazine avec un passage obligé par jacadi…collerette et chaussures vernis à noeud tous les jours de l’année…la copine marine n’avait de petite fille modèle que le look et la petite marie le savait très bien… »alors, dit maman pourquoi le père nono a apporté à marine la maison de barbie avec un ascenseur dont je rêvais tant alors que je suis beaucoup plus sage qu’elle et que moi je ne l’ai pas reçue ?? » un gros pincement au coeur pour la jeune maman…que dire on ne pouvait pas invoquer une erreur de gps , c’était les années 80 et google map n’existait pas encore ! combien y a-t-il ce soir de petite marie et combien de marine ?

    1. Pour l’occasion, j’ai facebooké la dite Marine, médecin à Paris et mère de deux bambins en salopettes Jacadi (ha ha ha, on ne se refait pas), tandis que je suis une journaliste/naturopathe anticapitaliste et minimaliste… plus clayette que Barbie, donc. En ce qui me concerne, tu as ta réponse 😉

  3. Pour ma part, j’ai fait tous les desserts à la main cette année. En Provence la tradition veut qu’il y en est 13 ! Ce sont surtout des fruits secs principalement (un bol de figues sèches vaut pour 1 dessert),plus du nougat et autres spécialités. Donc je me suis lancée, dans les truffes, sablés, rochers coco et roses des sables. Mais je n’ai pas tout trouvé en vrac et ce n’est pas 100% local…Mais je me dis que déjà faire les choses soi même et faire de son mieux, c’est déjà super !

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