Thés et tisanes : sus aux emballages individuels !

Sachet individuel de thé à la menthe (Photo MH / SOSD)

J’ai eu un moment de faiblesse. A la gare de l’Est, hier soir, j’ai demandé un thé vert (même pas bio). Alors que je prononçais la commande fatidique, j’ai su que je me chargeais d’un sachet individuel à glisser dans mon sac, pour qu’il atterrisse dans ma poubelle… Je n’ai pas rappelée la serveuse. J’ai pris acte. J’étais fatiguée.

Feuilles et fleurs séchées en vrac

Actuellement, dans les bistrots, le suremballage individuel, en plus du petit sachet en papier contenant les feuilles de thé ou de tisane à proprement parlé, est devenu la norme. J’imagine que les têtes pensantes du marketing se sont dit que ça faisait plus chic que de ne servir sur le côté de la tasse qu’un petit sac de feuilles au bout d’une ficelle (que l’on peut jeter au compost) et surtout que le fabricant en profite pour faire la pub de sa marque… Il n’empêche, quand je suis dans un café ou dans un bar, cet état de fait me cantonne à l’eau chaude citronnée, sinon à l’eau plate/gazeuse, sans paille, ou au verre d’alcool, quasiment les seules boissons à être servies sans rien de jetable les accompagnant ! (Je ne bois pas de café.)

Pourtant pas bien sorcier de servir dans un contenant approprié du thé ou de la tisane, à base de feuilles ou de fleurs séchées que l’on peut très facilement acheter en vrac et en gros, plutôt que réduites en poussière et vendues avec une montagne de plastique ! Je vous invite d’ailleurs à fréquenter les quelques endroits à Strasbourg, comme le Thé des Muses rue Sainte-Barbe ou Oh My Goodness rue de la 1ère-Armée, qui pratiquent le vrac, ça leur apprendra, aux autres…

Menthe, mélisse, thym et sauge du jardin (Photo MH / SOSD)

A la maison, nous ne buvons plus de café. A noter quand même que l’achat de café en vrac est possible notamment dans les magasins Café Henri, rue des Hallebardes au centre-ville ou rue Bœcklin à la Robertsau, « passé » ensuite avec une cafetière à piston ou une cafetière italienne, what else ? Oubliez les capsules Nespresso, hein, merci ! Nous buvons, outre de l’eau (billet à venir !!), de la tisane le matin et du thé vert en début d’après-midi (quand on est là). Pour la tisane, nos plantes sont achetées (pour le moment) dans des sachets papier chez Lyra Thé, anciennement rue de la Division-Leclerc, désormais Grand’-rue, ou, environ 6 mois dans l’année, nous les récoltons dans notre jardin familial, où nous avons planté des pieds de sauge, romarin, menthe, mélisse et thym. Notre thé, de la marque alsacienne bio Les Jardins de Gaïa, vient du même magasin, mais en vrac cette fois !

Une boule à thé ou une petite passoire

Pour faire infuser notre tisane du matin, nous avons une tisanière Bodum (je n’ai pas d’actions chez eux, c’est ce que j’ai pu trouver qui répondait le mieux à nos besoins, même si le couvercle est en plastique, ce dont je ne suis pas fan…), et une théière japonaise en fonte pour le thé. Les deux étaient assez chères à l’achat (entre 50 et 80€ pièce), mais résistantes et très pratiques. Bien sûr, il est possible de ne pas investir autant dans le matériel et de fonctionner avec une boule à thé ou une petite passoire. Mais pour les gros consommateurs, je trouve notre équipement idéal. Il existe aussi de plus en plus de mugs/thermos individuels vendus avec un filtre ; le marché de la tisane et du thé en vrac a l’air de très bien se porter, bonne nouvelle pour les amateurs d’eau chaude pratiquant le ZD !

Tisanière et théière à la maison (Photos MH / SOSD)

1 commentaire sur “1”

  1. Bonjour,
    Pour les amateurs de thé, il est également possible d’être servi en vrac au Palais des thés et pour les inconditionnels des thés Mariages Frères, chez Lathéral – Grand’Rue pour les deux.

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