Une « bonne » eau ZD ? Le casse-tête

Filtre Hydropure Serenity* (Photo MH / SOSD)

Qu’on se le dise, la qualité de l’eau du robinet, à Strasbourg comme ailleurs, n’est pas top, même si c’est loin d’être la pire. Chlorée, elle contient également en faible quantité des résidus divers, de pesticides, médicaments ou métaux lourds (plomb, cuivre…). C’est encrassant pour les tuyaux, les nôtres comme ceux de nos installations sanitaires, et l’on a bien du mal à être confiant dans l’innocuité à long terme de cette absorption quotidienne.

Bien sûr, boire l’eau du robinet est ce qu’il y a de plus écolo : pas de bouteille en plastique (25 millions sont jetées chaque jour en France !), pas de filtre – qui représente un déchet au bout de 3 à 6 mois -, pas de gaspillage d’eau, comme occasionné par certains systèmes de filtrage par osmose inverse.

Eaux de source alsaciennes peu minéralisées

Sauf que, étudiante en naturopathie et militante écolo, je ne peux me résoudre à boire et faire boire en l’état l’eau qui s’écoule dans mon évier, pas pour une question de goût – l’argument souvent avancé – mais de santé publique ! J’ai donc longtemps transigé avec mes principes, achetant quelques bouteilles par semaine, de Cristaline Metzeral ou de Celtic bleu (plate), deux eaux de source alsaciennes peu minéralisées. Une solution de panachage, certes, mais qui n’est pas soutenable, pour une raison évidente de production de déchets plastique, mais également parce que des particules du dit plastique peuvent migrer dans l’eau, quand la bouteille est stockée trop longtemps ou exposée au soleil, anéantissant potentiellement les effets bénéfiques de l’alternative à l’eau du robinet. Cornélien.

Depuis deux ans, nous avons donc opté pour un système de filtre installé sur la robinetterie de la cuisine, de la marque Hydropure Serenity*. Ce filtre n’est efficace que pour l’eau froide et ne laisse passer qu’un mince filet d’eau (voir ci-dessous), équivalent à 1 litre par minute. Il est recommandé de le changer tous les 6 mois. Je trouve les recharges (environ 30€) à la Biocoop, à côté des Halles à Strasbourg. Problèmes : elles sont emballées dans du plastique et ces filtres, une fois usagés, ne se compostent pas (ils sont en partie plastifiés…). Bref, encore une solution imparfaite.

Bouteilles en verre consignées ?

Alors que la pollution d’origine humaine s’insinue partout et notamment dans les sols et les eaux, difficile de faire confiance à 100% à une source ou une autre. Néanmoins, j’attends avec impatience les bouteilles en verre Celtic (en espérant qu’elles soient consignées !), qui devraient être vendues bientôt dans le nouveau magasin bio de la Robertsau. Un magasin qui vient d’ouvrir et propose les produits Moulin des Moines en vrac (chouette !). J’envisage d’acheter quelques bouteilles par semaine (à transporter en sac à dos de randonnée !), pour varier nos eaux de boisson et limiter les risques sanitaires + l’impact environnemental.

Je songe par ailleurs à faire installer, après notre année sans achat, un système de filtrage plus élaboré sous l’évier de la cuisine. Etude de marché en cours. Si vous avez des retours sur ce type de produits, je suis preneuse !

A lire sur le filtre à charbon dans une bonbonne en verre : le billet de Charlotte sur Faire + et acheter – 🙂

Le robinet du filtre et le débit d’eau froide (Photo MH / SOSD)

5 commentaires sur “5”

  1. Bonjour,

    Comme Charlotte, j’ai opté pour le charbon « binchotan ». Vu que je n’ai pas (encore) convaincu mon homme de se passer de son eau en bouteille, j’ai uniquement une carafe d’un litre (mais je garde en tête la bonne idée de la bombonne de 5L;-) ).
    Pour éviter une commande par internet (et son lot d’emballage), les charbons sont dispo au magasin Alice Delice de la Galerie Aubette à Strasbourg. Le charbon en lui-même est marqué comme compostable, il reste juste en déchet le film sous vide qui emballe le charbon.
    Question goût, le chlore est bien absorbé et n’est plus perceptible. Pour l’analyse qualitative, malheureusement, mon palais n’est pas équipée d’un Chromatographe HPLC 😉

    1. Merci pour ce témoignage ! J’ai vu ces morceaux de charbon, mais l’emballage plastique est un peu gros pour ma poubelle 😉 A tester peut-être plus tard, ou pour les gourdes en balade.

  2. Bonjour,

    j’utilise un système hydropure sous évier. c’est plus discret et j’ai un robinet en plus pour l’eau filtrée (il existe aussi des robinets 3 voies, cher…).
    Le débit est bon à Strasbourg (largement plus que 1L/min).
    mes parents en ont un (dans le dpt 25), leur débit est très faible.
    tout dépend de la pression d’origine.

    je la change environ tous les ans ou un peu moins. j’achète qq cartouches d’avance à plusieurs sur internet.

  3. Pour info j’avais posé la question du recyclage à hydropure il y a deux ans, voici leur réponse :

    Bonjour,
    Nous travaillons continuellement à minimiser les déchet de matières plastiques de nos filtres à eau.
    Toutes nos cartouches filtrantes sont destinées à une valorisation énergétique et peuvent être mises
    dans les déchets ménagers sans problème..
    C’est des produits complexes (différentes matières collées pour certains filtres), un recyclage n’est
    pas envisageable pour le moment.
    Nous avons poussé cette démarche très loin avec notre cartouche XM :
    Une cartouche contient 400g de charbon actif et une dizaine de grammes de PEHD pour 10 000 litres
    d’eau filtrée, soit une économie de 300 Kg de PET pour l’équivalent en bouteilles.

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