Usure des fringues : nos constats, marque par marque

Les chaussettes, indicatrices du temps qui passe… (Photo SOSD)

Des chaussettes qui craquent à l’enfilage, au niveau du talon ? Cela m’est arrivé au moins trois fois ces 15 derniers jours. Habituellement, les chaussettes au talon élimé, pas même encore trouées, partent dans deux directions : la boîte de cirages pour lustrer les chaussures, avant de finir à la poubelle, ou la benne de tri textile. Il est rare que je me lance dans des bricolages à base de chaussettes usées et, encore moins, que je reprise ces dernières. La faute aussi bien à mon goût du bon, du beau et du bien fait, qu’à ma flemme, ou aux prix ridiculement bas des dites chaussettes (5 ou 10€ les 4 ou 5 paires, dans bien des endroits…).

Concernant les autres vêtements, je suis en temps normal plus prompte à repriser, si la retouche est invisible (donc rikiki, étant donnés mes talents très relatifs…) ou que j’aime particulièrement la pièce (exemple de ce twin-set en cachemire, donné par ma grand-mère, que je porte depuis des années).

Durée d’usage des vêtements : deux à trois ans

Néanmoins, ayant peu de vêtements, ils tournent généralement pas mal. Un qui entre = un qui sort, et vice versa. Le tout, dans un tempo de deux à trois ans, qui laisse aux habits peu de temps pour être réellement importables. Même chose chez les enfants, qui grandissent à un rythme doux, tournant avec leurs vêtements plus de temps qu’il n’en faudrait à certains pour les user (un an voire deux ou trois), tenues qui finissent rarement en chiffons.

Du coup, ne rien acheter nous permet de distinguer plus nettement ce qui tient et ce qui lâche. Sachant que nos derniers achats remontent au printemps 2017 et, pour la plupart des fringues d’hiver, à bien avant… Clairement, le bât blesse au niveau des chaussettes ou de certains polos, pulls ou pantalons, tandis que tout un tas d’autres vêtements pourraient vivre dix années de SOSD de suite sans faiblir…

Je privilégie la qualité et le confort sur le style

Voici mes analyses par marque (adultes et enfants confondus), sachant que je privilégie généralement la qualité et le confort sur le style, achète peu en coton bio (ça va changer, je l’espère…) et que j’ai mes habitudes et préférences, comme tout le monde !, chez certaines enseignes plutôt que d’autres.

Les chaussettes increvables : Labonal et H&M ; celles qui lâchent : supermarchés ou moyennes surfaces, type Monoprix. Les chaussures increvables : El Naturalista, Ecco, Superfit Husky (Gore-tex enfant), Birkenstock, North Face… ; celles qui lâchent : les baskets Adidas ou autres, Camper (ça dépend des modèles), etc. Tout dépend de la fréquence d’utilisation, of course. Par exemple, j’ai une paire de chaussures de randonnée de la marque distributeur Décathlon, achetée il y a près de 20 ans, qui est encore impeccable. Mais, alors que je marche beaucoup, avec des chaussures Merrell (été) et North Face (hiver), en ville ou à la campagne, je ne porte mes godasses Décath’ que dix ou 20 fois dans l’année : à ce rythme, je vais mettre toute ma vie à les user !

Les pulls (laine ou polaire) qui tiennent : Aigle, Fjäll Raven, COS (marque H&M de qualité un peu supérieure), les belles marques de cachemire (chères !), Saint-James et autres marques de pulls en laine bretonnes, et bien sûr, ceux que je tricote moi-même ! Les marques de pulls qui tiennent une ou deux saisons, rarement plus : Kookaï, Zara, etc.

Petit Bateau, l’increvable

Les t-shirts et pyjamas enfants increvables : Petit Bateau ! Je crois n’avoir jamais réussi à trouer une fringue Petit Bateau. Certains tissages se déforment, il arrive que je me lasse d’un coloris, mais les coutures tiennent à mort ! Les vêtements que j’achète pour les enfants (sous-vêtements, pantalons, t-shirts, robes, chemises…) nous durent de deux à quatre ans, en fonction de leur caractère unisexe ou pas. Depuis leur naissance, je vais régulièrement à la vente privée Petit Bateau qui a lieu tous les trimestres à Cap Europe, rue de Bitche. Renseignements par mail.

Côté culottes, boxers et caleçons, Petit Bateau reste un must pour les enfants. Pas une couture qui bouge, pas un élastique qui craque. Contrairement à Princesse Tam Tam, une marque que je trouve tip-top niveau style, mais dont les sous-vêments ne sont pas les plus durables. Je porte en revanche des hauts « techniques » de cette marque, commercialisés également par Uniqlo, qui sont chauds, jolis et qui, en deux ans d’utilisation quotidienne (j’en ai quatre) pendant tout l’hiver, n’ont pas bougé n’un iota.

Mon coming out Sloggi

Coming out : mes culottes qui tiennent le mieux sont donc des Petit Bateau, mais aussi des Sloggi (le modèle classique, taille haute, est de bien meilleure qualité que le modèle shorty, dont les élastiques s’effilochent…). Les caleçons Monoprix Homme de Marc sont nickels sur la durée, tandis que les Dim ressemblent plus rapidement à des serpillères. Allez savoir…

Pour le reste, on adore les jeans Levi’s, mais ça tient deux ans maximum… Je suis une afficionada de cette marque, mais je reconnais que les chemises sont de qualité variable, tandis que les vestes (jeans ou laine) sont beaucoup plus durables. J’aime bien aussi American Apparel, mais c’est du jetable, très cher. Les polos Aigle de Marc sont rarement nickels plus d’un an, idem pour les chemises de diverses marques : étant donné le nombre limité sur lequel Marc tourne, les cols, les aisselles ou les boutonnières montrent des signes d’usure au bout de deux ans grand maximum !

En revanche, nos manteaux, parkas et polaires Aigle ou Patagonia sont de bons investissements, qui, même portés au quotidien, mettent plusieurs années à se décolorer, boulocher ou perdre en imperméabilité. Il y a un an tout juste, pour notre mariage, j’ai acheté quelques fringues chez Sessun et Maje (deux robes et une veste), marques françaises branchées, mais n’ai pas suffisamment de vêtements ni de recul pour savoir si ça tient. En revanche, j’ai hâte que les températures soient plus clémentes pour profiter à fond de ces jolis vêtements et quitter mon uniforme jeans-pull…

Exit Zara, Jules ou Célio…

Bien sûr, cette revue est orientée par ce qu’on avait dans nos placards au début du défi SOSD. Il y a quelques années, j’aurais eu plus de Kookaï, Zara ou Top Shop, Marc aurait croulé sous les pulls et chemises Jules ou Célio et les t-shirts Décathlon, mes enfants sous les t-shirts H&M et les sweat-shirts Bobo Choses. De façon générale, on possède aujourd’hui moins de vêtements, plus utilitaires et robustes, moins jetables ou à la mode. Des vêtements qui ont été souvent renouvelés ces quatre dernières années, suite à des pertes de poids importantes pour Marc et moi.

Néanmoins, je souhaite apporter pas mal de changements à l’avenir dans nos modes de consommations de vêtements, trouver des alternatives au cuir, acheter plus souvent des produits en matières naturelles et écologiques (type Ekyog), me satisfaire de la seconde main (pas facile pour moi qui suis assez perfectionniste), avoir encore moins, mais mieux, de façon générale.

Et vous, vos marques durables et fétiches ?

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