Vacances, Ikea, biscuits et charcuteries

Cartes et dînette de camping (Photo SOSD)

Déjà huit jours que nous sommes partis, sillonnant la France en camping-car. Provins, ses ruelles médiévales et ses spécialités à la rose, Angers, le château du roi René et les tapisseries de l’Apocalypse, Nantes, ses « Machines » merveilleuses et son île aux immeubles contemporains ponctués d’œuvres d’artistes, Pénestin, sa Mine d’or, ses plages et ses moules. Dans les jours à venir, Saint-Nazaire et le pays de Retz, puis la traversée vers le Tarn et Nîmes, avant de rejoindre notre septentrionale Alsace fin août.

Confessions intimes

Zéro déchet et zéro achat, nous restons. Avec toute la latitude que nous autorise le mot « vacances » (hé hé). Dans ce cadre un peu exceptionnel, nous confessons un passage chez Ikea (Ô diable…) la veille du départ pour acheter une bassine, quelques bacs, paniers et oreillers pour équiper le camping-car, après avoir sollicité notre entourage en vain. Nous avons quand même récupéré une table pliante et une chaise de camping manquante (fleurie sur la photo, les autres sont nos chaises de jardin…).

Pour le reste, minimalistes, nous avons emporté avec nous le peu de matériel dont nous disposons habituellement : trois serviettes de plage (pour quatre, clairement, c’est insuffisant, surtout quand on se baigne toute la journée…), nos uniques maillots de bain (celui de Marc est trop grand, celui de Simon trop petit… On en changera l’été prochain !), nos grands bols et notre fait-tout cuit-vapeur Baumstal, une poêle et quelques bocaux en verre, des sachets en tissu et trois petites gourdes. Côté fringues, le strict minimum, largement suffisant avec les machines à laver disponibles dans les campings.

Une petite poubelle tous les 3-4 jours

Néanmoins, nous sommes contraints – comme prévu – de jeter une petite poubelle de déchets fermentescibles tous les 3-4 jours, le sac n’étant jamais plein, mais les fortes chaleur accélérant la décomposition des matières et provoquant des odeurs pas top dans l’habitacle. Pas de bacs ou bennes à compost dans les campings et aires de camping-cars, encore moins dans les parcs et jardins des villes et villages que nous traversons.

Poubelles du camping car (Photo SOSD)

Ce qui m’amène à notre confession ultime : parce que nous avons une poubelle, il m’est arrivé d’acheter des aliments que nous n’aurions pas trouvé sans emballages, ces « spécialités locales » que j’affectionne tant : andouille de Guéméné et palets bretons pur beurre notamment ! Au passage, je ne me suis pas battue contre le poissonnier qui m’a enfourné ses crevettes grises dans un sachet plastique et m’en a fourgué un second pour le homard vivant (un pour quatre, mais quel délice !) que nous avons noyé et ébouillanté dans notre mini-cuisine. Son sacrifice ne fut pas vain, nous nous sommes régalés, reconnaissants.

A y regarder de plus près, même si nous faisons quelques écarts, nous n’égalons ni de près ou de loin nos voisins en matière de matériel. Nous ne disposons ni de seau ni de pelle pour la plage, encore moins d’animal géant gonflable, nous n’avons pas de glacière, de télé, d’internet, de GPS ou de smartphone (c’est d’ailleurs un peu handicapant pour repérer les aires de service pour camping-cars…), pas d’étendoir à linge, d’extension ou de tente-salon, pas de scooter en soute… Liste non-exhaustive.

Filtre pour disposer d’eau potable

Avec notre début d’expérience, ce qui nous manque le plus est un filtre pour disposer d’eau potable. Par ces chaleurs, nous consommons 1,5 litre par personne, voire un peu plus, eau que nous achetons en bouteille (jetées dans un benne de tri). Je pensais pouvoir charger les gourdes aux robinets d’eau potable, mais elle a un fort goût de chlore ici en Bretagne sud. La question du smartphone et d’internet reste non-tranchée. Pour vous poster ce billet, je dois trouver un café équipé de wifi en connexion libre (même le camping ***** où nous avons séjourné quatre jours n’en dispose pas).

Alice apprécierait que nous lui achetions la suite de son roman d’aventure fantastique, Simon celle de ses amis Pokemon, elle et lui seraient preneurs de petits carnets à dessin supplémentaires, Marc de mots croisés et d’une pelote de ficelle pour étendre les serviettes mouillées… Des petites choses que nous achèterons peut-être, pour embellir un peu plus nos vacances sans déroger en excès à nos règles. Quant à moi, seul me manque internet. Ce qui est un peu plus compliqué… A suivre.

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