Vaisselle cassée, vaisselle foutue…

Premier verre cassé ! (Photo MH / SOSD)

J + 22 et déjà le premier verre cassé.

D’habitude, on se dit que c’est pas grave, qu’heureusement personne ne s’y est coupé et qu’on pourra facilement en racheter chez Ikéa ou chez Mémé en Autriche, ils en font des assez design et des pas chers du tout.

Mais, dans notre défi SOSD, ce verre cassé revêt une symbolique toute particulière. D’abord, ses débris filent illico dans ma poubelle de déchets résiduels, puisque, contrairement à une idée trop répandue, le verre cassé n’est pas récupéré (du moins, pas à Strasbourg). Ensuite, parce qu’il va manquer à notre équipement minimaliste en cuisine, nous qui demandons déjà aux amis que nous invitons à dîner d’apporter leurs couverts, quand les nôtres ne suffisent pas. Donc, première résolution : essayer de limiter la casse pour ne pas épuiser notre petit outillage !

Quand on en sera à boire au goulot

Mais si je devais persister dans ma maladresse et quand on en sera à boire au goulot ou à manger avec les doigts, c’est là que nos convictions SOSD seront vraiment éprouvées. La solution sera bien sûr d’aller se réassortir chez Emmaüs pour réemployer les milliers d’assiettes, de verres et de couverts abandonnés par nos contemporains, mais ce sera un fail dans notre démarche.

Tant qu’à transgresser notre charte SOSD, on pourrait aussi se doter de verres incassables, résistant au lavage (manuel et à la seule eau chaude) que j’essaie pourtant de faire le plus délicatement possible. De bons vieux quarts en inox pour goûter nos vins bios…, le rêve.

A suivre, donc. Mais, en tout cas, on évitera d’acheter de la vaisselle neuve, surtout dans des grandes surfaces (Ikéa ou autres), où les prix défiant toute concurrence cachent des systèmes de production et de distribution à grandes masses, dont les impacts énergétiques, écologiques et sociaux ne peuvent qu’être exorbitants.

4 commentaires sur “4”

  1. Bonjour,
    ça m’intrigue ce recyclage de verre cassé…
    sur le site de Strasbourg, ils disent de le mettre en déchetterie.
    hors quand on jette les bouteilles, vu la profondeur des cuves, une bonne partie se casse à l’atterrissage…
    il y a verre cassé et verre cassé ?

    1. Marc est en train de se renseigner… A première vue, le verre des bouteilles, recyclable, n’est pas le même que le verre des verres. Et donc pas recyclé dans la même filière. Ceci dit, qui va en déchetterie pour un verre cassé !? Chez 99,99% des gens, ça doit partir à l’incinérateur. Le 0,01% restant, c’est à la benne à verre qu’on doit les retrouver 🙁

  2. Je crois savoir que c’est une question de dopants (« ajouts d’impuretés ») dans le silicium (le verre, c’est du sable surchauffé, en fait, d’où l’intérêt de recycler) qui ne sont pas les mêmes et pas en mêmes quantités dans la vaisselle et les verres de bouteille (et différents selon la couleur, d’où le tri par couleur des Allemands).
    Je ne parle pas des miroirs, verres automobiles ou d’ampoules qui ont sont encore amalgamés avec d’autres dopants ou potentiellement pollués… mais je ne ferais quand même pas une différence énorme entre un verre à boire et une bouteille.
    La seule explication que je vois est qu’à force d’intégrer des débris de verres à boire au verre d’emballages, on diluerait trop… mais il me semblait qu’au contraire, on sur-charge en plomb au fil des recyclages…
    J’attends donc avec impatience l’explication ! 🙂

    (le mâchefer qui sort des incinérateurs a beaucoup changé depuis qu’on recycle presque tout le verre et, du coup, ses propriétés physiques aussi, or le verre lui apportait des propriétés intéressantes pour sa ré-utilisation comme équivalent-sable sur les routes : y mettre une flûte de temps en temps n’est donc pas un drame… mais je ne veux pas pousser au crime, hein ! 😉 )

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